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LES CAFES D'ESTINNES - AU - MONT              
Un tour de place communale               


Chaussée Brunehault 71 à Estinnes-au-Mont

Chez Nelly - Le Charlemagne

ferme

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Nous sommes à l'angle de la place et de la chaussée Brunehault. C'est l'actuel magasin d’alimentation d’Annick Paradis

depuis 1983. Fil, à qui on avait donné ce surnom à cause de sa minceur, y jouait de l’orgue musette et de l’accordéon

au sein de l’orchestre « Les Massitos » (aussi appelé "Orchestre de Fil").

Suite à un contact Facebook en 2021, Liliane Rendez nous indique qu'il y avait une porte devant la place et une 2ème porte face à la commune et les écoles. Elle nous indique que ses parents ont "pu" louer ce café appartenant à Mr Canart parce que son père était un bon trompettiste dans SA "fanfare". Selon Liliane, Hervé Dronsart, qui après la messe, avait rendez-vous à l' apéritif avec Mr Biston, l'instituteur.


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Ses tenanciers furent : Nelly Laute (dite Nelly du Coin) et Arthur Masse  - Marcel Rendez et Germaine Paradis .


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Place communale 3 à Estinnes-au-Mont

Chez Ahmed - L'Entité - Le Café du Téléphone

ouvert

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On l’appelait « Café du Téléphone » car il fut longtemps le seul endroit à Estinnes où on pouvait téléphoner. Le téléphone noir était dans une alcôve sur la droite de l’escalier. Ce café s’est aussi appelé « L’Entité ». Il fut le local des Gilles du Centre et il est celui de la « Royale Union Entité Estinnoise » (RUEE Estinnes). Il est aujourd’hui le local du Cdh et de l'EMC. Il est le local de l’école de tambours de Rudy Rogge.

Vous lirez ci-après un témoignage de première main. Didier PETIT est le petit-fils de Marcel Rendez et de Germaine Paradis. Il a vécu au "café du téléphone" jusque l'âge de 6 ans. Voici ce qu'il nous en raconte :
"J’y ai vécu jusque l’âge de 6 ans je crois. J’ai en effet habité à l’étage du « café du téléphone » sur la place d’Estinnes. Ce sont mes grands-parents qui tenaient le café, Marcel rendez et Germaine Paradis. Je peux encore vous dire où se trouvent les pièces, les cachettes, la chambre de mes grands-parents, celle de mes parents et la mienne. On l’appelait le "café du téléphone", car à l’époque, tout le village venait passer un petit coup de fil à cet endroit. Il n’y avait pas d’autre moyen. Mon grand-père était le 1er en tout dans ce village. Il a été le 1er à avoir une voiture, le 1er à avoir le téléphone et le 1er à recevoir les images de l’ORTF, seule chaîne de télévision à l’époque. Il était le 1er également à mettre un jukebox au service des clients. J’ai encore en mémoire toutes ces choses, aussi bien la couleur, la forme, ou la fonctionnalité. Ainsi la télévision possédait 2 boutons ronds sur le côté, pour ajuster la fréquence et le canal, car oui, il fallait parfois faire preuve de beaucoup de patience en attendant de trouver. Les gens s’accumulaient dans le café pour voir les infos du soir, suivies d’un reportage souvent (pas de films comme maintenant), en fait c’était le cinéma à la maison. Le téléviseur se trouvait sur une étagère à gauche en rentrant dans le café. Aux 1ères tables, juste en face, se trouvaient Mr Biston, instituteur, Adonis Bougart, Mrs Dronsart père et fils (Hervé et Gaston) fidèles qui, au déménagement de ma famille, ont continué à venir boire un verre en soirée et regarder les infos au domicile privé. Sans oublier le fidèle Gaston Lotiaux (Tonton maronne à boutons comme on le surnommait). Le jukebox quant à lui se trouvait dans le coin du fond à droite en entrant. De couleur brune, avec un plateau à disque surmonté d’une tige qui permettait de mettre plusieurs disques 45t empilés, prêts à démarrer. On mettait la pièce de monnaie dans une encoche à gauche au-dessus de l’appareil, et ensuite, on plaçait manuellement le bras tourne-disque sur « la plaque ». On refermait ensuite le couvercle-vitre arrondi pour les poussières, et une fois la musique terminée, le bras repartait et le disque suivant tombait. Quant au téléphone, il était bien noir et placé au mur juste en face de la porte d’entrée de la petite pièce qui se trouvait au fond du couloir à gauche, porte à droite de la porte de la cave qui se trouvait sous l’escalier. Il avait la forme un peu allongée, rectangulaire avec le cornet qui pendait à sa gauche. Le wc de l’époque se trouvait dans la cour, à droite. Juste une planche trouée avec couvercle. Il était rouge (probablement remis en vert par la suite). A côté se trouvait une remise avec à l’étage, le pigeonnier de mon grand-père. Ce qui est le fond du café maintenant était en fait la pièce à vivre de mes grands-parents, elle était séparée du café par de grandes portes couleur gris-crème, des portes qui se fermaient en pliant. En entrant dans cette pièce, il y avait 3 hirondelles de faïence au mur. A l’étage, sur la droite des escaliers, la chambre de mes
grands-parents. Devant, la pièce à vivre de mes parents. Sous la fenêtre de droite, le divan, à droite la table et chaises pour manger. L’hiver, le froid rentrait par les chassis dont les vitres étaient souvent cassées. Les tablettes de fenêtre faits de carrelages jaunes, cassés, laissaient passer les souris. A gauche de cette pièce se trouvait la cuisine, petite et allongée, derrière elle, la chambre de mes parents, et en face de la cuisine, la porte de ma chambre avec vue sur la cour arrière.Que de souvenirs pour moi."

Didier a aussi mis en ligne sur facebook une série de vidéos qui mettent en scène le café. Vous pouvez les retrouver sur facebook sur sa page « Estinnes au bon vieux temps ».  ( https://fr-fr.facebook.com/estinnes/ )

  Merci Didier !

La rumeur dit qu'au coup de sirène de 11h30, il ne fallait pas se demander où étaient les employés communaux et les policiers d'Estinnes ... chez Marcel et Aline


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Ses tenanciers furent : Ahmed Hassani – Denis Gantois  - Alain Boudart – Gérard Jeuckens et son épouse dite « le coucou de Malines » – Marcel Bayeul et son épouse Aline  (pendant 25 ans) - Marcel Rendez et Germaine Paradis – Moise Dubie et Marie Piraux, les parents de Julia - Emile Creuyelman et sa femme (qui ont tenu le manège "Le Fayt") ainsi que Mr Vankersbulck semblent l’avoir tenu quelques mois.


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note : sur cette photo, on distingue sur la gauche le bâtiment qui était le café du grand fred (cfr ci-après)

Marcel Bayeul et son epouse Aline

Marcel Bayeul et son épouse Aline



Place communale 4 à Estinnes-au-Mont

Chez  L’ Grand Fred

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« Le Grand Fred» guidait et tenait le registre des « gilles du centre » dans un grand cahier de comptes. Il était un homme imposant, sérieux et à respecter … même quand une goutte au nez tombait au milieu du registre en suscitant l’hilarité des jeunes gilles  présents à l’inscription. Ces mêmes jeunes gilles ont caché dans les années 50 la pantoufle de Marie derrière un tableau et … ils l’ont récupérée l’année suivante. Jean Henaut s’y est débourré et a brulé sa paille dans le café. On y dégustait de bonnes gueuzes en grandes bouteilles que Fred laissait vieillir au moins un an. On y jouait aux bouloirs à petites quilles et le lieu semblait connu pour une pompe bien connue du village.


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Ses tenanciers furent : Alfred (Fred) Docquiert (dit "Le Grand Fred") et Marie Cousin qui est née, a vécu toute sa vie dans ce café et y est décédée

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Le Grand Fred montant la gare pour rejoindre la société des gilles du centre.


La petite-fille du "Grand Fred", Lucette Mabille, nous a posté quelques photos du bar du "Grand Fred". Une très belle pièce d'ameublement dont nous vous partageons les vues. La pompe à bière quant à elle est disparue avant 1970.


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Liliane Rendez nous parlent aussi des jolis cadres sur les murs du café ; cadres travaillés à la main par Alfred (travail d'un artiste) en les découpant dans des feuilles de bois de l'inédit






                      Place communale 7 à Estinnes-au-Mont

Le Café du Salon

ouvert

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Le café du salon est le local des « Gilles du Centre » et des « Allumés » (société de viole). Il est aussi  le relais du clan de motards  « Blade of Road ». Un club de ping-pong y fut tout un temps hébergé. Son salon a longtemps servi pour les fêtes de l’enseignement communal. Le piano de l’instituteur, Mr Biston, était au pied de la scène sur la gauche. La clique d’Estinnes partait régulièrement de ce café. Il est le local du MR estinnois.

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Ses tenanciers furent : Remi Depetter - Rudi Deflem – Valère Carta – Pepita - Rita Hulin et Joël Dellagiacoma
(dit « Joël Chicon ») – Marcel Delaporte et Nelly Dumont – Didier Gantois – Marcel Legrand – Michel Dujardin et Arlette
– Michel Fayt – Marie – Claude Gondry – Julien Potier - Colin (avec l’épicerie à gauche du café) -  Oscar Beuse (avant guerre – fin en 1937)

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Simon Buchin nous a fait parvenir une magnifique photo du rondeau des gilles en 1919. Tous portent le chapeau. L'explication semble être que le Bourgmestre, Mr Canart, aurait lui même financé ces magnifiques atours à la fin de la guerre. Vous noterez l'enseigne "Local de la Fanfare" sur le café.

gilles devant le salon




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